Lorsque le nombre de morts a commencé à augmenter dans les camps de concentration, il a été décidé de restructurer les numéros servant à enregistrer les décès. Au lieu d’inscrire des numéros consécutifs qui auraient dévoilé le nombre de prisonniers ayant déjà péri dans le camp en l’espace d’un an, des combinaisons de chiffres romains et arabes ont été introduites. En mai 1943, Himmler a ainsi ordonné d’encoder systématiquement 185 personnes sous un chiffre romain, donc I/1 à I/185, puis II/1 à II/185 et ainsi de suite. C’est ainsi que le numéro X/137/44, correspondant à Salvatore Coviello dans le registre des décès de Bergen-Belsen, ne permettait à quiconque hors du camp de déduire le nombre exact de détenus décédés au camp avant sa propre mort, le 14 décembre 1944. De fait, il était le 1 802e défunt enregistré cette année-là à Bergen-Belsen.